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L'extradition de McKinnon peut-être évitée ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par TOS   
Mardi, 10 Juin 2008 20:30
Gary McKinnon est accusé d'avoir piraté, entre 2001 et 2002, 97 ordinateurs militaires américains, dont 16 ordinateurs de la NASA et un ordinateur du Pentagone. Il est accusé d'avoir provoqué le plantage des 2000 ordinateurs du réseau de Washington de l'armée américaine, et ce pour 24 heures, perturbant ainsi le fonctionnement de tout le gouvernement.

Les procureurs l'accusent également d'avoir éteint quelque 300 ordinateurs d'une station d'armes de l'US Navy, immédiatement après les attentats du 11 Septembre.

Pour rappel, McKinnon avait déclaré qu'il recherchait des preuves sur les OVNIs. Aucune charge n'a été retenue contre lui en Grande-Bretagne.



McKinnon compte se défendre la semaine prochaine, à la Cour d'appel suprême, en disant que les procureurs des États-Unis qui demandent son extradition ont abusé des procédures judiciaires de la Grande-Bretagne. Il demandera aux lords d'appel et ordinaires (les Law Lords) de bloquer son extradition vers les États-Unis, là où les procureurs l'avaient menacé illégalement d'une peine plus lourde s'il ne s'y rendait pas de lui-même pour le procès.

Si sa demande est acceptée, il y aura peut-être des implications pour les autres citoyens britanniques, y compris des chefs d'entreprise accusés par les procureurs américains. Cela pourrait freiner les procureurs qui cherchent à imposer des peines pour les accusés qui résistent à l'extradition.

L'avocat de McKinnon, Karen Todner, a parlé à la Haute Cour des réunions de l'année dernière de l'ambassade américaine à Grosvenor Square. L'attaché juridique, Ed Gibson, aurait officieusement déclaré que les autorités de New Jersey sont déterminées à "avoir la peau" de McKinnon.


McKinnon a rejeté tout moyen de négociation.

Son QC, Edmund Lawson, a fait part à la Haute Cour du cas d'un Canadien, où un procureur des États-Unis avait dit à l'accusé qui résistait à l'extradition l'an dernier qu'il "allait être le petit ami d'une très mauvaise personne", ce qui est considéré comme une menace de viol homosexuel en prison.

McKinnon sera représenté à la Chambre des Lords la semaine prochaine par l'avocat David Pannick, un leader des droits de l'homme. Ce dernier compte parler d'abus de procédure.

De leur côté, les autorités américaines soulignent que les procureurs fédéraux ont un rôle limité dans les demandes de rapatriement des prisonniers.

 

Note :

Un site a été monté pour l'aider, http://freegary.org.uk/ (en anglais).

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Traduction et adaptation via http://www.thisislondon.co.uk/

 

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